CELIBATTANT

Célibataires : Faut-il être une « dinde » pour être en couple ?

Date:  27-03-2017 Catégorie:  Psycho & Medical

TEMOIGNAGES


C’est la conviction de ces femmes de plus de 40 ans qui ont même créé un groupe What’sApp au sein duquel elles échangent sur leur vie amoureuse et organisent leurs soirées entre copines. Selon elles, leur profession, leur salaire ou leur niveau social et intellectuel, ou tout cela à la fois, pourraient bien dissuader certains hommes de les approcher. Nous leur avons demandé de se confier. Elles s’appellent Farah, Suzy, Kelly (prénoms d’emprunt) et elles se racontent pour Célibattant.

Farah a 46 ans, elle exerce la profession de recruteur et vit dans le 16ème. Le 16ème arrondissement parisien où vit également Kelly, une rédactrice de 50 ans. Suzy a 52 ans, est psychologue et sexologue et habite le 15ème.

Quelle est votre profession ? Pensez-vous que votre métier intimide vos dates ? 

Farah : Je suis recruteur. Mon métier n'est pas impressionnant mais plutôt attirant.

Suzy : Je suis psy.  Oui, mon métier intimide les hommes et en général ils répondent « AHHHH et vous allez lire dans mes pensées alors » ou « ah oui, en général les psys sont tarés ». Et si je rajoute sexologue, l’affaire se corse et là ils se sauvent un peu plus vite encore.


Y a-t-il d’autres éléments qui selon vous intimident ? (lieu d’habitation, références culturelles…) 

Farah : Cela peut être aussi une certaine liberté financière. 

Kelly : Ce ne sont pas les métiers en eux–mêmes qui intimident mais plutôt tout ce qu’ils englobent : l’indépendance financière, la prise de décision rapide, souvent lorsque l’on exerce un métier à responsabilité, l’indépendance totale peut faire peur à un homme. Le sentiment pour l’homme que la femme ne dépend pas de lui est difficile.  Les femmes ont beaucoup évolué durant ces décennies en revanche l’homme n’a pas évolué aussi rapidement et le décalage est donc très présent.

Suzy : Peut-être le fait d’habiter Paris quand l’autre habite en banlieue et qu’il dit « ah j’aurais rêvé d’habiter Paris mais c’est trop cher » et qu’il rajoute « mais je monte souvent sur Paris ». Aïe, ce que ça fait mal aux oreilles ou aux yeux. C’est selon (rires).

Avez-vous déjà menti sur votre profession pour ne pas faire fuir les hommes que vous rencontriez ? 

Farah : jamais menti, mais j’essayerai bien un jour lol.Suzy : Je ne sais pas mentir mais j’envisage de faire cette expérience.

Je n’ai jamais regretté d’avoir dit la vérité car à un moment donné il faut bien que ça sorte et si la vérité fâche c’est que l’autre ne valait pas le détour selon mes grands principes de vie.

Kelly : Je n’ai jamais menti sur ma profession mais j’aimerais bien essayer une fois en disant que je suis esthéticienne ou coiffeuse ou un métier un peu plus conventionnel pour tester les réactions mais il ne faudra pas que je teste avec un homme qui me plaît sinon ça gâchera tout quand je lui dirai la vérité (sourire).

Pensez-vous que pour d’autres femmes dont la profession  est moins valorisée socialement la rencontre soit plus simple ?

Kelly : Oui, je suis persuadée que c’est plus simple pour une femme qui a une profession moins valorisante socialement parlant. Les hommes aiment avoir ce rôle protecteur, cet ascendant qu’ils n’ont pas forcément quand ils sont en couple avec une femme qui a un métier à responsabilités.


Seriez-vous prête à vous mettre en couple avec un homme qui a une moins bonne situation que la vôtre ? 

Farah : non, sauf si je tombe très amoureuse !

Suzy : Si on parle salaires cela ne me gênerait pas mais pour ce qui me concerne, le niveau socio culturel est important pour moi pour que les échanges puissent se poursuivre.

Kelly : Ce n’est pas uniquement une histoire de situation moins bonne que la mienne. Je pense que cela serait difficile. Il y a l’éducation, la culture, etc… qui rentrent surtout en ligne de compte.

Vous avez créé un groupe What’sApp où vous pouvez discuter de ces sujets, comment s’appelle-t-il  et comment fonctionne-t-il ? 

Kelly : A l’origine, on se connaît dans la vraie vie, nous sommes copines alors on a décidé de créer ce groupe What’sApp et de l’appeler « Les Dindes » (sourire). Ce groupe nous permet d’échanger tout au long de nos journées ou de nos soirées, de raconter nos rencontres, nos petits moments de la vie qu’ils soient cocasses,  tristes,  ou émouvants…

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