CELIBATTANT

Sources de plaisir après une rupture

Date:  02-06-2015 Catégorie:  Séduction & Sexualité

Une rupture amoureuse entraîne un processus de deuil, y compris, et on l’oublie souvent, pour celle ou celui qui est à l’origine de la séparation car prendre la décision de « quitter » est difficile, et comme tout choix, elle implique des renoncements associés parfois à un sentiment de culpabilité.

Peut-on envisager une nouvelle rencontre amoureuse avec sérénité et s’y plonger avec délectation?

Un des motifs fréquent de consultation concerne l’adaptation à une nouvelle vie amoureuse. Peur de « l’échec », sexualité en désaccord, référence au passé, quête d’un idéal… sont autant de facteurs qui peuvent dégrader la relation.

Comment y faire face ?

Après une rupture il est préférable de prendre son temps pour s’engager dans une nouvelle histoire et surtout d’éviter de le faire pour de mauvaises raisons : se rassurer, accélérer le processus de deuil, combler un manque, éviter l’angoisse de la solitude…

En général, les mauvaises raisons conduisent à des impasses et induisent un échec qui peut, trop souvent répété, faire perdre confiance en soi.

Essayez donc plutôt de vivre positivement cette période transitoire en y puisant des sources de plaisir : soyez égoïste, pensez à vous, faites des choses qu’il vous était difficile de faire à deux.

Au début d’une relation les deux partenaires vont avoir besoin, pour trouver leur équilibre, de recréer des points de repères, et plus la relation précédente a été longue, plus le manque de repères se fait sentir.

Cela va se traduire par des comparaisons qui malheureusement vont porter en priorité (c’est humain) sur les manques, les insatisfactions.

Un patient ayant débuté une relation avec une personne manifestement peu satisfaite de leurs premiers ébats sexuels, s’entendit pronostiquer par celle-ci que cela risquait d’être difficile car son ex était « un bon coup »… Imaginez le stress et la pression de ce monsieur…. Evidemment voulant mieux faire, il fit de plus en plus mal et au lieu de se concentrer sur son plaisir et celui de sa partenaire, il essaya de bien faire ses « devoirs ».

Une autre patiente, se fit « plaquer » par un monsieur lorsqu’il constata au bout de la 3ème rencontre intime que cela n’allait pas aussi bien qu’il l’aurait voulu. 

« D’habitude, lui dit-il, ça marche dès le 1er coup » (sans jeu de mot) !

Certes, nous sommes dans la société de l’immédiateté et du zapping, mais là encore un peu de patience serait la bienvenue.

Si l’on ne peut oublier les expériences précédentes (la « remise à zéro » du cerveau n’existe pas), il est essentiel de porter son attention sur ce que nous apporte la nouvelle relation plutôt que sur ce qui nous plaisait antérieurement et que pour l’instant nous n’avons plus.

Je reçois de très nombreuses personnes qui se plaignent en m’expliquant combien avec leur « ex » la sexualité était plus harmonieuse. Ces patients voudraient que chaque nouvelle rencontre leur apporte immédiatement la félicité.

Ils oublient généralement qu’il faut un peu de temps pour apprendre à se connaître, pour que l’alchimie des corps et des sens fasse son œuvre.

S’abandonner totalement dans une relation sexuelle exige un climat de confiance réciproque où l’on se sent accueilli, accepté, compris...

Chacun de son côté a construit individuellement sa sexualité à l’aune de ses expériences passées.

Le couple devra donc construire sa sexualité à lui, qui n’est pas l’addition des deux expériences individuelles mais autre chose : une symbiose qu’il va concevoir avec l’amour et le temps.

Pour les y aider, nous utilisons souvent les méthodes mises au point par Master et Johnson, pionniers de la sexologie.

Un peu de lecture ? Je vous recommande l’excellentissime ouvrage de Philippe Brenot qui dirige l’enseignement de sexologie à Paris V Descartes, « Inventer le couple » chez Odile Jacob.

Célibattants, retrouvez dans un prochain dossier quelques outils qui reposent sur les méthodes Master et Johnson…

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