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Traitement de l'addiction sexuelle - PART 3

Date:  11-06-2016 Catégorie:  Séduction & Sexualité

Comme toute pathologie, l’addiction au sexe nécessite une prise en charge médicale et sexologique. Bien souvent, c’est une plainte de l’entourage ou sa découverte qui pousse l’ « addict » au sexe à consulter. Il faut pour cela qu’il prenne conscience de son dysfonctionnement.

La prise en charge commence souvent par la prescription d’un anti dépresseur et/ou d’un anxiolytique car la dépendance au sexe s’accompagne souvent d’un syndrome dépressif ou d’une difficulté existentielle.

Mais l’addiction conduit aussi à la dépression.

A la différence des drogués (méthadone) ou des tabagiques (patchs nicotiniques), il n’existe pas de traitement de substitution pour l’addiction au sexe.

Une psychothérapie individuelle de type psychodynamique (pour comprendre les racines de la dépendance), de soutien ou plus fréquemment, de type cognitive et comportementale (avec l’analyse du contexte d’apparition du comportement dysfonctionnel, de celui de la rechute et la gestion des situations tentatrices) est souvent associée avec, éventuellement, une prise en charge du couple.

Un travail de groupe de paroles ou d’entraide peut aussi être proposé, à l’instar des groupes des Alcooliques Anonymes, mais en France, ce modèle n’est que très peu utilisé alors qu’il permettrait au patient de se rendre compte qu’il n’est pas le seul.

Il existe cependant un groupe d’entraide appelé DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes) dont la condition, pour devenir membre, est d’être motivé pour arrêter ce comportement sexuel compulsif.

Dans tous les cas, à l’inverse d’une cure de désintoxication à l’alcool ou à la drogue, le but de la thérapie n’est pas de rendre abstinent la personne dépendante au sexe, mais de l’aider à retrouver une vie sexuelle débarrassée de ses obsessions et de développer une sexualité dyadique fonctionnelle, récréative et épanouissante. Bien sûr, les rechutes sont fréquentes et presque nécessaires afin de vérifier définitivement que ce comportement est une mauvaise habitude qu’il faut abandonner.

C’est une thérapie brève qui procède étape par étape en planifiant des objectifs précis, mesurables et atteignables.

Célibattant, n’hésitez pas à consulter si cette addiction devenait source de stress et une gêne dans votre vie.

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